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Journée mondiale du refus de la misère : mieux accompagner les plus fragiles

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Journée mondiale du refus de la misère : mieux accompagner les plus fragiles

Dernière mise à jour :

La première Journée mondiale de refus de la misère s’est tenue le 17 octobre 1987 à l’initiative du père Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde. Ce dernier a rassemblé des milliers de personnes sur le Parvis des libertés et des droits de l’homme, place du Trocadéro à Paris autour d'une dalle en l’honneur des victimes de la misère, où est inscrit "Là où des Hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré." Depuis 1992, le 17 octobre est officiellement reconnu par les Nations unies comme la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. 

Dans plus de 50 villes du monde des répliques de la dalle ont été faites, et à Marseille, la réplique a été inaugurée le 17 Octobre 2001, entre l'arbre de l'espérance et le parc du 26e centenaire (10e). Après des dégradations et suite aux demandes d’ATD Quart Monde, la mairie a refait intégralement cette dalle et une nouvelle inauguration est donc prévue le 17 octobre 2026 à 11h.

 

Le plus grand programme de lutte contre la pauvreté en France  

En 2021, Marseille engage, avec l’État, un partenariat ambitieux et inédit en matière de lutte contre la pauvreté, dont le montant a doublé entre 2021 et 2024. Au total, 90 projets ont été initiés dans le cadre de ce plan et bénéficient à des milliers de personnes touchées par la pauvreté. 

En 2025, la création de l’Observatoire des Pauvretés, en partenariat avec le monde associatif et universitaire permet de doter le territoire d’un outil partagé de veille et d’analyse des phénomènes de pauvreté, permettant ainsi d’identifier les besoins, d’orienter les politiques publiques et de concevoir des actions ciblées et adaptées aux réalités du terrain.

 

La Nuit de la Solidarité : connaître les besoins et adapter l'action municipale 

La Nuit de la Solidarité permet chaque année d’interroger les personnes sans-abri sur leurs besoins et d’en suivre les évolutions dans le temps. Ces informations permettent d’adapter l’action municipale à destination des personnes sans-abri.  

La cinquième édition de la Nuit de la Solidarité marseillaise s’est déroulée le 22 janvier 2026. Grâce à la mobilisation d’un millier de volontaires, près de 400 personnes sans-abri ont été rencontrées.  

 

Des moyens multipliés par deux pour la solidarité 

Depuis 2020, la Ville de Marseille a doublé les subventions accordées aux associations de solidarité. Elle a aussi considérablement renforcé les moyens humains et budgétaires des services sociaux municipaux et du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), permettant ainsi de diversifier les aides d'urgence.

 

Des lieux d'accueil et d'hébergement d'urgence pour toutes et tous 

Face à la saturation des centres d’hébergement existants et au recours aux nuitées hôtelières, inadaptées à la vie familiale, la Ville de Marseille mobilise son patrimoine vacant pour permettre l’ouverture de centres d’hébergement à taille humaine.

Depuis 2020, 525 places d’hébergement ont ouvert dans 13 terrains et bâtiments municipaux. Dernier lieu ouvert, "la Grande Maison", un lieu de vie à taille humaine accueille 38 personnes dans une ancienne caserne située dans le 3e arrondissement, rénovée par le Centre Communal d’Action Sociale, en partenariat avec les associations HAS, Just, l’association des usagers de la PADA et la régie de quartier Noailles-Belsunce.

En 2026 : ouverture d’une halte de nuit de 35 places pour hommes dans le 3e arrondissement. Un lieu porté par l’association Accueil de Jour-Nuit dans des locaux mis à disposition par la Ville de Marseille.

À venir : ouverture par l’association La Caravelle d’un centre d’hébergement pour femmes sortant de maternité dans des locaux municipaux, rue Friedland, dans le 6e arrondissement.
 


Un pôle hygiène pour les plus précaires

La Ville de Marseille et le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) ouvrent en 2025 un pôle bains-douches municipal pour les personnes les plus précaires. Il a pour vocation première d'offrir une réponse pérenne aux besoins d'hygiène et d'accès aux soins de première nécessité des personnes en situation de grande précarité. Les douches accueillent en moyenne 650 personnes par mois. Les usagers peuvent également y rencontrer des travailleurs sociaux, des infirmiers de l’association SAJ, accéder à un vestiaire et laver leurs vêtements. 

La Ville de Marseille a ainsi permis, avec le soutien de l’Etat dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté, l’ouverture de douches dans six lieux associatifs ainsi que dans plusieurs bidonvilles.

 

Favoriser l'accès à l'alimentation

Les agents du Samu Social municipal distribuent des repas permettant de venir en aide chaque jour à plus de 300 personnes à la rue. En parallèle, la Ville de Marseille soutient de nombreuses maraudes qui effectuent des distributions de rue, les épiceries sociales et les cuisines partagées permettant aux personnes qui n’ont pas de domicile de cuisiner leurs propres plats.

La Ville de Marseille travaille également à la diversification des sources d’approvisionnement des associations, en collectant notamment les denrées issues des restaurants scolaires et en assurant la récupération des produits saisis à l’aéroport. Une cantine solidaire va bientôt être ouverte dans les anciens locaux de Coco Velten réhabilité par Marseille Habitat (1er). 


Accompagner les plus exclus dans leurs démarches d'accès aux droits et à l'emploi

Face à la complexité des démarches administratives, souvent dématérialisées, un accompagnement social est indispensable pour favoriser la réinsertion. Afin de renforcer l’accompagnement des personnes à la rue, la Ville a recruté des travailleurs sociaux qui interviennent au sein du Samu Social et des accueils de jour municipaux et soutient le recrutement de travailleurs sociaux dans les accueils de jour associatifs, au sein des agences du CCAS et des hôpitaux. Afin d’accompagner les personnes non francophones, le CCAS dispose désormais de capacités d’interprétariat.

En 2026, la Ville de Marseille a ouvert, avec son Centre Communal d’Action Sociale, un accueil jour, au 41 cours Lieutaud, dans le 6e arrondissement et doté les commissariats de travailleurs sociaux dédiés à l’accompagnement des femmes victimes de violences. Par ailleurs, un accueil de jour hébergera prochainement les femmes dans l'îlot Velten (1er).