Aller au contenu principal

Vallon des Ligures

Vallon des Ligures

Description

Nom de l'entreprise

MOA

 

Nom et prénom

Monfort Julien

 

Titre de la contribution

Vallon des Ligures

 

À quelle thématique le projet répond-il ?

Un centre-ville qui redevient le cœur battant de la cité

Le Vieux-Port

 

Résumé

Le bassin du Carénage a longtemps été un port de commerce majeur avant de devenir, après la Seconde Guerre mondiale et le creusement du tunnel dans les années 1960, un port de plaisance bordé d’infrastructures autoroutières. Aujourd’hui caractérisé comme une rupture urbaine et paysagère, il doit être réintégré au tissu vivant de Marseille. Dans la continuité des réflexions d’urbanistes locaux et nationaux, notre proposition vise à reconnecter la ville. Nous proposons de remodeler la colline originelle du Lacydon en un vallon habité, mêlant logements à l’échelle humaine, et espaces publics ouverts sur la mer, avec promenade balnéaire, accès à la baignade et belvédères. Dans l’esprit des grandes reconquêtes urbaines européennes, le vallon du Carénage deviendrait un lieu de vie, de passage et de contemplation, réconciliant Marseille avec son histoire et son littoral.

 

Description

Le bassin de Carénage puise ses origines dans une ancienne calanque : le Lacydon. Longtemps espace d’échanges et de travail maritime, le bassin accompagne l’histoire portuaire de Marseille jusqu’au milieu du XXᵉ siècle, avant que les activités ne soient progressivement déplacées vers le nord avec l’extension du Grand Port Maritime. Le creusement du tunnel du Carénage dans les années 1960 marque alors une rupture profonde : l’espace portuaire se voit peu à peu recouvert par l’infrastructure autoroutière, transformant un site central en un territoire fragmenté, dominé par les flux et coupé de ses usages urbains.

Aujourd’hui, le bassin de Carénage apparaît comme une césure urbaine et paysagère majeure entre le plateau historique de l’abbaye Saint-Victor, les forts, la colline de Notre-Dame de la Garde et le Vieux-Port. Le projet propose d’inverser cette logique en réinscrivant le bassin dans le tissu vivant de la ville, non comme un vestige technique, mais comme un espace habité, partagé et accessible. Il s’agit de réparer la ville en travaillant avec son histoire, en prolongeant les réflexions contemporaines sur la reconquête portuaire et la transformation des infrastructures héritées du XXᵉ siècle.

L’intervention repose sur une réinterprétation de la topographie originelle du site. En construisant au-dessus de l’infrastructure routière, le projet reconstitue symboliquement la colline disparue de la calanque du Lacydon et dessine un vallon habité, ouvert sur la mer. Les volumes bâtis, à l’échelle domestique et aux gabarits maîtrisés, s’inscrivent dans une morphologie marseillaise familière, composant un front urbain continu autour du bassin. L’infrastructure n’est pas dissimulée mais intégrée dans l’épaisseur de la ville, permettant de superposer le temps rapide des circulations métropolitaines et le temps lent des parcours piétons, de l’habitat et de l’espace public.

Une promenade descendante relie les hauteurs de Saint-Victor aux rives du bassin, offrant une lecture claire du relief et de l’histoire du site. Escaliers, terrasses et belvédères accompagnent ce mouvement naturel, ouvrant des vues sur la rade, le Vieux-Port et la silhouette de Notre-Dame de la Garde. En continuité de la transformation du Vieux-Port, le projet pacifie les abords du bassin, étend les mobilités douces et redonne aux Marseillais un accès direct à l’eau, à travers une promenade balnéaire, des lieux de séjour et des usages de baignade.

Le bassin de Carénage devient ainsi un port intérieur apaisé, un lieu de vie, de passage et de contemplation. Interface réconciliée entre la ville et la mer, il prolonge le récit millénaire de Marseille tout en inscrivant le site dans une dynamique contemporaine de reconquête des fronts d’eau. Plus qu’un aménagement, le projet propose une réparation urbaine, où l’histoire, la topographie et les usages quoti

 

Présentation en PDF

 

Crédit des visuels

Alexandre Housse

 

 

 

 

Voir en plein écran

 

Pour aller plus loin