Nom de l'entreprise
Chapitre.
Nom et prénom
LALLEMENT ANTOINE
Titre de la contribution
MARSEILLE PARCHEMIN, habiter les parkings
À quelle thématique le projet répond-il ?
Refabriquer la ville
Recoudre les quartiers
Résumé
Marseille doit aujourd’hui affronter un enjeu majeur, offrir à toutes et tous des conditions décente d’habitation, en s’adaptant au changement climatique et ne limitant son étalement. La pression démographique est forte, le parc existant est en parti à réhabiliter et une crise majeure du logement indigne sévit. Parallèlement, les fonciers disponibles sont rares et la crainte des ilots de chaleur doit inciter à maitriser les surfaces imperméabilisées.
La cité phocéenne s’est construite patiemment, réécrivant son histoire urbaine strates après strates, et chaque époque a modifié l’architecture d’avant pour y inscrire ses propres besoins. Aujourd’hui, la ville doit se régénérer sur elle-même et perpétuer son destin de « ville parchemin». Il ne s’agit plus de s’étendre, mais de « faire la ville sur la ville » en s’attaquant à des opportunités existantes et disponibles sur tout le territoire : les immeubles automobiles et les parkings des centres commerciaux.
Description
Transformer les Immeubles automobiles
La ville regorge de d’immeubles automobiles privés ou semi-publiques construits en silo. Parfois dans des sites exceptionnelles (Corderie, Notre dame de la garde), sur rue ou en en cœur d’ilot, ces édifices sont généralement bâtis en béton et peuvent souvent accepter des charges complémentaires pour des surélévations. Le potentiel structurel de ces édifices, les trames poteaux-poutres et les hauteurs sous plafond généreuses offrent à ces parkings silo un potentiel de mutation important et la possibilité de nouvelles typologies de logements (terrasses, lofts,…).
De la surélévation à la transformation complète à moyen terme, transformer un parking en logement, c’est miser sur une densification intelligente sur le long terme. Cette stratégie, à corréler au plan transport de la métropole, est une réponse pragmatique à trois enjeux : offrir de nouveaux logements de qualité, éviter le poids carbone de constructions neuves et limiter l’imperméabilisation des sols.
L’archipel commercial de Marseille : requalifier et densifier
Marseille est une ville de centres commerciaux et de vastes nappes de stationnement en surface ou en superstructure peuvent être utilisées. Du Nord au Sud en passant par l’Est, cet archipel est le deuxième levier de création de logements tout en maintenant les espaces automobiles nécessaires à leur fonctionnement. Grand Littoral, Bonneveine, le Merlan, la Valentine, il est temps de rompre avec le caractère mono fonctionnel de ces lieux sous-estimés et souvent implantés dans des sites remarquables en requalifiant ces zones de chalandises tout en faisant la ville sur la ville.
Densification et mobilités douces
La mutation des auto-parcs doit se faire à moyen terme en parallèle d’une évolution des mobilités à l’échelle de la Métropole. Dans l’hypercentre de la ville, la voiture tend à perdre de son importance et la question de la mutabilité de ces grandes structures capables doit se poser. Libérer ces sites pour du logement, c’est œuvrer pour une ville de la proximité. Plus en périphérie, l’évolution des fonciers commerciaux doit être pensée pour maintenir du stationnement tout en développant plus de transports publics.
Habiter les auto-parcs, c’est faire évoluer un héritage fonctionnel du XXe siècle en une solution pragmatique, politique et poétique. Marseille n’a plus le luxe de tant de fonciers vacants alors que tant de ses habitants peinent à se loger. En transformant ces patrimoines, aux profits de nouveaux usages, la ville perpétue son histoire et se réinvente, fidèle à sa nature de cité parchemin éternellement recommencée.
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