MARSEILLE CITE-JARDIN, pour un mouvement des parcs phocéens
Nom de l'entreprise
LALLEMENT
Nom et prénom
LALLEMENT Antoine
Titre de la contribution
MARSEILLE CITE-JARDIN, pour un mouvement des parcs phocéens
À quelle thématique le projet répond-il ?
Réussir la transition climatique
Végétaliser la ville
Résumé
Chacun connaît Marseille comme une ville de pierres et des mers entourée de collines (les calanques, l’étoile, le Garlaban). Le paysage est trompeur, ces sanctuaires de nature sauvages représentent 40% du territoire de la ville mais ne suffisent pas à répondre au besoin de nature des urbains, trop éloignés et inéquitable ment accessibles. Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, la cité phocéenne doit repenser son rapport au végétal. Marseille est la grande ville française la moins bien loti en parcs et jardins en ville. La surchauffe urbaine est le premier facteur de risque climatique pour les prochaines années. La nécessaire densification de la ville ne pourra se faire sans de nouvelles aménités : des lieux pour chacun et chacune et permettant des usages variés. Pour devenir résiliente et vivable et en s'appuyant sur le tracé du GR2013 pour transformer ses dernières réserves foncières en poumons verts ce projet milite pour un mouvement des parcs phocéen.
Description
Un nouvel équilibre ville-nature
Un nouvel équilibre entre le minéral et le végétale est nécessaire à Marseille et peut s’appuyer sur des notions déjà développés il y a plus d’un siècle. Le projet social de la cité-jardin, formalisé par Ebenezer Howard, semble aujourd’hui toujours d’actualité : offrir à chacun un cadre de vie agréable par un accès à une nature proche et développer des activités en lien avec le végétale (pédagogie, agriculture, éveil, arpentage). Parallèlement, le « mouvement des parcs » américain et l’exemple de Central Park à New York nous enseignent que le grand parc urbain est un outil essentiel pour rendre acceptable la densification des espaces urbains. Répondre à la demande croissant de logement à Marseille en faisant la ville sur la ville ne pourra se faire qu’en offrant plus respirations nécessaire à la santé mentale et physique des citadins.
Transformer les grands fonciers vacants en îlots de fraicheur
Marseille possède encore des gisements fonciers important qui ne doivent pas succomber aux sirènes de la construction massive de bâtiments neufs. Au contraire, ils doivent permettre de devenir des piliers d’une nouvelle trame verte et agir comme des îlots de fraicheur ou des zones éponges, dans une ville menacée par la surchauffe urbaine et les pluies cévenols .
Les fonciers vacants sont nombreux et notre étude en propose six, du Nord au Sud en passant par l’Est et connectés au sentier du GR2013. D’autres restent encore à trouver. Nous avons fait le choix d’illustrer trois sites spécifiquement.
Le belvédère de Foresta sur le nord de la ville offre l’opportunité de créer un parc métropolitain panoramique, reconnectant les quartiers populaires à leur paysage et prolongeant le corridor vert du futur parc des Aygalades. L’Hippodrome Borély donne l’occasion de compléter l’actuel parc et de le connecter au littoral. La mutation de cet espace en un grand parc public permettrait de prolonger les plages vers l’intérieur des terres. Enfin, l’Esplanade du J4, face au Mucem, se transforme en un jardin urbain avec une grande canopée offrant de l’ombre là où le soleil est le plus ardent l’été.
Répondre aux défis du XXIe siècle
L’accès à la nature en ville doit être garanti pour tous les Marseillais sut tout son territoire. Face aux périls climatiques (pluies, surchauffe) la ville se doit d’adapter son territoire et d’en garantir l’habitabilité. De nouveaux usages et de nouveaux équipements (culturelles et sportif) doivent être envisagés. La naissance d’un mouvement des parcs phocéens apparait donc comme un impératif de justice sociale et environnementale.
Pour densifier la ville, répondre à la demande de logements et d’infrastructure, la nature devient le corollaire indispensable d’une urbanité résiliente : faire la ville sur la ville n’est acceptable que si tous les citoyens peuvent se connecter au végétal et à des espaces publics. Le parc n'est pas un vide, c’est un futur souhaitable pour Marseille demain.
Présentation en PDF
Crédit des visuels
Chapitre.




