Journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre : redécouvrez Marseille gratuitement !
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Comme tous les ans, les Journées Européennes du Patrimoine sont l’occasion pour les Marseillais et les visiteurs de découvrir ou de redécouvrir les beautés secrètes d’une ville unique. Dans tous les quartiers, des dizaines de lieux insolites, singuliers, souvent fermés au public le reste de l’année, ouvrent leurs portes pour le plus grand bonheur des passionnés et des curieux. Lors de ces deux jours, c’est Marseille tout entière qui se découvre et qui donne à voir ses plus intimes secrets.
De nouveaux lieux exceptionnellement ouverts au public
Cette édition sera l’occasion de découvrir plusieurs sites exceptionnellement ouverts au public et qui illustrent la richesse et la diversité du patrimoine marseillais : l’Hôtel de Ville, le Château Pastré, le Palais du Pharo, le pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie (dont la renaissance est désormais engagée grâce au projet porté par l’association Objectif Tore, lauréate de l’appel à projets lancé par la Ville de Marseille dans le cadre des pépites patrimoniales), mais aussi le stade nautique Florence Arthaud.
Profitez également d'un week-end entièrement gratuit et riche en animations au Château de la Buzine dans le cadre de l'exposition Sempé !
Zoom sur la photographie
Cette 43e édition met à l'honneur la photographie, invitant chacun à poser un regard du passé au présent sur la cité phocéenne à travers, notamment, l'exposition Marseille vue par les Detaille – 164 ans de photos, présentée au Musée d'Histoire. À travers le regard de trois générations de photographes, c’est toute une ville qui se révèle : ses monuments, ses habitants, ses métiers, ses grands événements et les métamorphoses de son paysage urbain.
Feuilleter le programme complet

Photo : Dormir comme le soleil, Adrien Vescovi © Julia Andreone
Entrée gratuite et programme dans les musées municipaux
Les 19 et 20 septembre, toutes les expositions temporaires et les collections permanentes des musées de la Ville de Marseille sont accessibles gratuitement. Un programme est également proposé.
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- Le saviez-vous ? 10 anecdotes sur les sites emblématiques
► L'Hôtel de Ville : Vieux de 350 ans, l’Hôtel de Ville de Marseille présente une singularité toute particulière : il ne possède pas d’escalier reliant le rez-de-chaussée au 1er étage.
En effet, pour accéder au 1er étage, il faut passer par l’immeuble situé derrière, les deux bâtiments étant à l'origine reliés par un pont suspendu couvert, en bois.
► Le Palais du Pharo : En 1858, Napoléon III souhaitait une « habitation avec les pieds dans l’eau » et fait construire le Palais du Pharo pour l’impératrice Eugénie, mais le couple impérial n’y séjournera finalement jamais. Son nom provient de la colline sur laquelle il est érigé, la butte du "faròt", soit le phare en provençal et aussi populairement appelée "la Tête de More".

► La Cathédrale de la Major :
Édifiée en style néo-byzantin entre 1852 et 1893, cette cathédrale Sainte-Marie-Majeure dite de "La Major" est considérée comme l’une des plus grandes cathédrales bâties en France depuis le Moyen Âge. Napoléon III (encore lui) décide l'édification de cette "nouvelle" major et prévoit de raser complètement l'ancienne église romane pour faire place nette. Le projet fortement rejeté est finalement revu et intègre l'édifice du XIIe siècle.
► L'Hôtel de Police : Construit à partir de 1648 sous le règne de Louis XIV, le bâtiment couramment appelé "l’Évêché" servait initialement de résidence aux évêques de Marseille.
Après la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, l'édifice redevient propriété de l'État. En 1908, un décret présidentiel attribue les lieux à la police de Marseille tout juste étatisée.
► Le Pavillon Daviel : Situé à côté de l'Hôtel de Ville, le Pavillon Daviel porte le nom de Jacques Daviel.
Chirurgien et oculiste du roi Louis XV, il est à l’origine de la méthode d'extraction du cristallin qui permet de soigner la cataracte.
► Le Palais de la Bourse : Le 9 octobre 1934, face au Palais de la Bourse, le roi Alexandre 1er de Yougoslavie et le ministre français des Affaires Étrangères, Louis Barthou, sont tous deux tués lors d’un attentat au pistolet commis par un nationaliste macédonien.
► Le Château Pastré : Pendant la Seconde Guerre mondiale, la comtesse Lily Pastré fit de ce château un refuge pour les artistes.
Elle y abrita aussi de nombreux Juifs qui tentaient de quitter la France, dont la harpiste Lily Laskine et les pianistes Youra Guller et Clara Haskil.
► L'Opéra municipal : Le 13 novembre 1919, à l'issue d'une répétition de "l’Africaine" de Giacomo Meyerbeer, un incendie ravage la quasi-totalité de l'édifice.
Le feu ne laisse subsister de l'ancienne salle de spectacle que les structures extérieures.
Après 3 ans et demi de travaux, l'Opéra rouvre ses portes en 1924.
► Le Pont transbordeur : Le 22 août 1944, l'armée allemande fait sauter le pont pour obstruer le port lors de la bataille de Marseille, mais seul le pylône nord s’effondre dans les eaux.
Le reste du pont est abattu à 8h du matin le 1er septembre 1945, grâce à la mise à feu de 400 kg d'explosifs par des artilleurs civils et militaires.
► Le Château d’if : Le 23 janvier 1516, un navire en provenance du Portugal fait escale sur l'île d'If. À son bord, un animal exotique extraordinaire, un rhinocéros indien. Manuel 1er du Portugal souhaite l'offrir au Pape Léon X. François 1er se déplace jusqu'à Marseille pour admirer l'animal. Il constate que la ville est très mal défendue et décide d'y édifier une forteresse. Le rhinocéros périra quelques jours après son départ de l'île d'If dans le naufrage du navire qui le conduit jusqu'à Rome.