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La vidéoprotection urbaine (VPU)

 

Présentation de la VPU

La vidéoprotection est un outil qui permet de mieux protéger l'espace urbain et d'accélérer l'élucidation des délits, dans le cadre d'affaires judiciaires.

À Marseille, le Centre de Supervision Urbain (CSU ) a été inauguré en février 2013. Cet investissement majeur représente un effort conjoint de la Ville de Marseille, de l’État ainsi que du Conseil départemental.

L’objectif de la Ville de Marseille est de :

  • disposer d’un réseau permettant de répondre aux besoins opérationnels des services de terrain et d’enquête ;
  • doter l’ensemble du territoire de la Ville, et notamment les noyaux villageois, de l’outil vidéo protection. Plus de 1 000 caméras de vidéoprotections sont actuellement déployées sur l'ensemble des 16 arrondissements marseillais.
  • Courant 2021, le dispositif comptera plus de 1 500 points d'implantation avec une à plusieurs caméras qui contribueront à améliorer notamment la couverture des établissements scolaires et les zones sensibles ou les lieux particulièrement exposés au risque ;
  • définir les lieux d'implantation en étroite collaboration avec les services de police (Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône) et les mairies de secteur avec une analyse spécifique des besoins sur chaque arrondissement. Il est tenu compte également des suggestions des instances de représentation de la population ou des commerçants.

Présenté et validé par la Préfecture de Police, le programme de vidéoprotection et de télésurveillance est régi par la loi


Exploité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, cet outil technologique contribue largement à :

  • traiter au quotidien de nombreux actes de délinquance notamment en matière de flagrant délit ; 
  • apporter son appui opérationnel aux services d’enquête en réalisant un important travail de recherche et en fournissant des images probantes, qui ont contribué au bon déroulement des investigations judiciaires,
  • renforcer la prévention et la sécurité des personnes sur la voie publique ;
  • accompagner et d'assister les effectifs de terrain pour une meilleure gestion de l’espace public, notamment par le biais de la vidéo verbalisation ;
  • optimiser la collaboration opérationelle entre la police municipale et les divers services de police.

 

En savoir plus avec notre foire aux questions

Au coeur de l'activité opérationelle, la vidéoprotection répond à de nombreux objectifs :

  • la sécurité des biens et des personnes
  • la prévention des atteintes aux biens
  • la vidéo verbalisation des infractions en matière de stationnement
  • l'aide à la fluidité de la circulation
  • l'assistance en matière de gestion urbaine
  • le secours aux personnes, la défense contre l'incendie et la prévention des risques naturels ou technologiques
  • la prévention d'actes terroristes
  • ...

 Non, car la VPU est un outil au service de la sécurité des Marseillais, qui revêt un caractère préventif indéniable et offre des développements dans d’autres domaines notamment la gestion urbaine. Elle vient enrichir les moyens d’intervention mis à la disposition de la Police nationale et de la police municipale, mais n’est pas une fin en soi. Elle doit avant tout s'inscrire dans une politique municipale globale en matière de sécurité : la Stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance.

Celle-ci s’appuie sur :

L'ensemble des caméras est réparti dans les 16 arrondissements de la Ville, avec un maillage plus dense dans le centre-ville.
Le Centre de Supervision Urbaine (CSU) est le centre névralgique du dispositif­ où les images filmées par les caméras convergent et sont exploitées 24h/24, 7j/7 par la police municipale ­­

Ceux-ci sont définis en étroite collaboration avec les services de police et plus particulièrement la Police nationale qui a une connaissance très fine du territoire. Les implantations sont donc déterminées en fonction de la configuration des sites, des crimes et délits, notamment les vols avec violences, recensés par la Police nationale, des axes de fuite…
De plus, la Ville de Marseille s’appuie également sur les informations transmises par d’autres institutions, des associations par exemple de commerçants, les comités d’intérêt de quartiers, les habitants afin d’apporter une solution adaptée à chaque quartier.

La Ville de Marseille a choisi de confier la gestion du Centre de Supervision Urbaine (CSU) à la police municipale. Ce sont donc des policiers municipaux, qui sont affectés 24h/24 à la visualisation de ces images. Ils peuvent ainsi demander l’intervention d’équipages en cas de constatations d’infractions, de délit ou de crimes sur la voie publique.

Ces agents sont spécifiquement formés pour assurer cette mission.
Certaines images sont directement transférées au PC central de la Police nationale afin que les interventions de leurs équipages sur l’espace publique soient suivies en temps réel.

Toute personne a le droit d’accéder aux enregistrements la concernant dans la mesure où elle a été filmée par l’une de ces caméras. Après vérifications des enregistrements, par des policiers municipaux habilités, un usager peut visualiser ces images et vérifier leurs destructions dans le délai fixé par l’autorité préfectorale.

Conformément à la législation en vigueur, un dispositif de signalisation adaptée accompagne le déploiement des caméras sur l’espace public.

La durée de conservation des images enregistrées est légalement fixée à un mois maximum sauf dérogation prévue par la loi dans le cas d'une enquête de flagrant délit, d'une enquête préliminaire ou d'une information judiciaire.

­Le CSU de la Ville de Marseille conservera ces images pendant une durée maximum de 10 jours.

Afin de protéger la vie privée des personnes résidant dans des immeubles situés dans le champ d’une caméra de VPU, des dispositifs occultants appelés "masques" sont programmés.
La loi est très précise : il est interdit de filmer certains lieux. Cette interdiction porte sur les entrées d'immeubles, c'est à dire qu'elles ne doivent pas être filmées de façon spécifique. L'interdiction est totale pour l'intérieur des habitations.

Le centre de supervison urbaine (CSU), outil technologique innovant, à permis depuis 2012 la réalisation de près de 4 500 interventions et plus de1 600 interpellations
La délinquance baisse plus fortement et les taux d’élucidation progressent plus rapidement dans des communes équipées de vidéoprotection que dans celles qui n’en disposent pas.
A titre d’exemple, les agressions contre les personnes sont deux fois moins nombreuses dans les villes équipées.
Les dispositifs de vidéoprotection ont montré également ­leur efficacité en matière de prévention de la délinquance e­t leur i­­mpact dans ce cas dépas­se le périmètre des zones vidéoprotégées.
Depuis son ouverture, le CSU a été largement sollicité par de nombreux services de l'Etat. Il a facilité ou contribué à de nombreuses interpellations en flagrant délit ou a posteriori et aidé à la résolution d'enquêtes judiciaires.
 

 

Modalités de déploiement du système de vidéo- protection

Il s’agit d’un programme subventionné avec le soutien de l’État (Fonds interministériel de prévention de la délinquance) et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.
L’implantation de caméras devant ou aux abords des établissements scolaires publics ou privés et de la petite enfance repose sur une subvention à 80 % par le Conseil départemental.
Pour les autres caméras implantées sur la voie publique, ce programme bénéficie d’une subvention à hauteur de 50 % par l’État, 30 % par le Conseil départemental.
À la fin 2018, pour l’ensemble du programme réalisé, la Ville de Marseille a bénéficié de plus de 15 millions d’euros de financement : 8,9 millions de l’État et 6 millions du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

La phase 3 du déploiement opérationnel est actuellement enclenchée. 500 nouvelles caméras seront déployées entre 2018 et 2021, à raison de 120 à 130 par an.
À son issue, les équipements couvriront :

  • plus de 55 % des écoles
  • plus de 97 % des collèges publics et privés,
  • plus de 99 % des lycées publics et privés,
  • plus de 38 % des crèches municipales

 

  • Travaux : de 20 à 25 000 euros.
  • Frais de location : de 290 à 870 par mois pour toute sa durée de vie.
  • Coût moyen de fonctionnement : 4 600 euros par an (location, entretien et maintenance)

Le délai moyen pour l’installation d’une caméra est 5 à 6 mois (étude de faisabilité technique, la mise en service au CSU, autorisations de voirie et de circulation nécessaires...)

Différentes contraintes sont à prendre en compte préalablement à la pose :

  • Paramètres techniques
    - Disponibilité du réseau de fibre optique.
    - Disponibilité du réseau électrique (réseau 220v, faisabilité souterraine (massif d’une profondeur d’environ 1 m).
    - Distance raisonnable depuis un point d’accès au réseau télécom (linéaire de tranchée de génie civil à réaliser).
     
  • Paramètres financiers
    - Coût d’investissement (travaux et équipements), coût de fonctionnement (location réseau, maintenance).
     
  • Paramètres environnementaux
    - Mobilier urbain, enseignes ou autres obstacles existants sur le lieu d’implantation.
    - Nature du patrimoine ou projets architecturaux.
     
  • Pose en mât ou façade
    - L’installation sur un mât est généralement privilégiée mais les conditions précitées imposent parfois de devoir s’installer en façade d’un immeuble.
    - En façade, l’installation d’une caméra nécessite l’autorisation du ou des copropriétaires du bâti. En cas de refus ou de défaut de réponse de la part du propriétaire, l’installation peut être annulée faute de possibilité technique.

Les délais de réparation peuvent être très variables selon la nature de la panne ou des dégâts éventuellement causés. 

Une  panne peut impliquer des actions simples ou très complexes (lors d’intervention sur la voirie par exemple) :

  • Changement de la caméra.
  • Réparation de la fibre optique.
  • Intervention et consignation électrique nécessaires.
  • Changement du mât et de l’ensemble des équipements intérieurs en cas de feu, de dégradation etc.