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#MarseilleSolidaire : la Ville de Marseille se mobilise pour protéger les femmes victimes de violence

En France, le combat contre les violences faites aux femmes est un enjeu majeur de société, qui en période de confinement, devient plus que jamais une urgence de santé publique.
Dans notre pays, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. En 2019, ce sont 142 femmes qui ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Lors du premier confinement, les interventions des forces de l'ordre à domicile pour violences conjugales avaient augmenté de 42 %. 

En ce 25 novembre - Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes - la Ville de Marseille rappelle son engagement pour protéger, accompagner et soutenir les femmes victimes de violence.


Le Service des droits des femmes de la Ville de Marseille

Le Service des droits des femmes renforce ses actions d'aide et de soutien (renseignements juridiques, écoutes, orientation) en cette période de confinement afin que les femmes victimes puissent exposer, dans la plus stricte confidentialité, leurs difficultés personnelles ou familiales et être orientées :

  • en interne : une psychologue, une conseillère économique sociale et familiale ainsi qu'une juriste sont présentes au sein du service ; 
  • ou en externe : en vous mettant en relation avec des professionnels compétents ou des associations spécialisées telles que SOS Femmes, CDIFF (Centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles), etc.

Service des droits des femmes

2 place François Mireur (Immeuble Communica - rez-de-chaussée)
13001 Marseille
Ouvert au public du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h45
Consultations sur rendez-vous au 04 91 14 66 30

​À noter : le Service des droits des femmes organise régulièrement des conférences pour informer le public et les acteurs sociaux, transmettre les connaissances sur les domaines relatifs aux droits des femmes, échanger avec les partenaires, les experts et le grand public. Ce programme de conférences est actuellement suspendu en raison des contraintes imposées par le confinement sur les rassemblements de personnes dans des espaces clos.

 

 


Femmes victimes de violences : les numéros d'urgence et plateformes nationales pour s'informer ou demander de l'aide

Le site Arretonslesviolences.gouv.fr

C'est la plateforme gouvernementale qui centralise toutes les informations et les numéros utiles pour connaître la marche à suivre que vous soyez victimes ou témoins d'agressions :

39 19 : Violences Femmes info

Numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés.
Durant cette période de confinement, les appels peuvent être effectués du vendredi au lundi de 9h à 21h et les week-ends et jours fériés de 9h à 21h.
L'appel est anonyme et gratuit, y compris depuis un téléphone portable.


Les numéros d'urgence 24h/24, 7J/7

  • 112 : équivalent du 15 ou du 18, ce numéro d'urgence européen peut être composé à partir d’un téléphone fixe ou portable, même sans carte SIM ou sans crédit, avec n’importe quel opérateur téléphonique européen.
  • 17 : pour appeler la police ou la gendarmerie
  • 114 : numéro d'urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes. Il est gratuit et accessible par visiophonie, tchat, SMS ou fax.

​Viols Femmes Informations : 0800 05 95 95

Cette permanence propose aux personnes qui ont subi des violences sexuelles une écoute, un soutien solidaire, des informations pour les démarches qu’elles veulent entreprendre, tout en préservant leur anonymat si elles le désirent. Le service est disponible du lundi au vendredi de 10h à 19h (hors jours fériés), appel gratuit depuis un poste fixe.

Écoute violences femmes handicapées : 01 40 47 06 06

Cette cellule d'écoute est la première permanence d’accueil et d’accompagnement juridique, social et psychologique de femmes handicapées victimes de violences, voire de maltraitances. Ce numéro est spécialement dédié aux victimes en situation de handicap et joignable le lundi de 10h à 13h et de 14h30 à 17h30 et le jeudi de 10h à 13h.

Des applications pour smartphones utiles

Des plateformes de signalement permettent, de manière secrète, de déclencher des alertes sur des téléphones de personnes de confiance.
Ainsi l’application App-Elles permet d’alerter jusqu’à trois contacts de confiance et cartographie l’ensemble des structures de prise en charge des femmes victimes de violences géolocalisables autour de vous.
 

Le point noir : pour donner l'alerte discrètement

Avec un point noir dessiné sur la paume de la main puis en montrant discrètement ce signal à une personne de confiance, on lance un appel à l’aide pour violence(s) et on exprime une difficulté à en parler librement. La personne qui reçoit le message a pour mission d’engager une conversation discrètement et d'aider la victime à s'orienter vers des professionnels. 
 

Le dispositif Alerte pharmacie

Le dispositif  "Alerte pharmacie" de signalement des violences conjugales dans les officines, mis en place lors du premier confinement, a été pérennisé. Il permet aux victimes de violences intrafamiliales ou témoins de ces victimes de se signaler auprès de leur pharmacien afin qu'il prenne attache avec les forces de l'ordre.

 

La Maire de Marseille impliquée dans le combat contre les violences faites aux femmes

Lors d'une cérémonie qui se tenait samedi 21 septembre devant l'Hôtel de Ville – en amont de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes – la Maire de Marseille, Michèle Rubirola, s'est adressée aux associations de défense des femmes victimes de violences présentes.

Elle a tenu à exprimer son engagement personnel et celui qu'elle souhaite voir porter par la Ville de Marseille pour cette cause.

Michèle Rubirola a d'abord tenu à rapporter la réalité des statistiques qui sont édifiantes : "Une femme sur trois a déjà été victime de violences physiques et sexuelles dans sa vie d'adulte. Une femme sur vingt a été violée. 126 000 femmes ont été victimes de violences conjugales depuis le début de l'année 2020.
[...] Lors de la crise sanitaire que nous traversons, le nombre de plaintes a explosé : 36% de hausse au niveau national et, à Marseille, les violences conjugales ont représenté 75% des plaintes pendant le confinement.

 [...] Combien faudra-t-il de vies gâchées, de femmes tuées sur les coups de leur compagnon,de femmes insultées, harcelées ou violées ? 

[...] Nous devons ouvrir les yeux de ceux qui ne veulent pas voir. [...] Je veux que la Ville de Marseille regarde cette réalité en face."

Michèle Rubirola a ensuite détaillé les premières mesures prises par la Ville de Marseille (et votées au conseil municipal du 23 novembre dernier) avec notamment, la mise en place de "logements d'urgence pour les femmes victimes de violences" et le vote de "subventions – pour un montant de 143 000 euros - pour les associations qui oeuvrent en faveur des droits des femmes".
"Nous engageons fortement la Ville de Marseille,
a poursuivi la Maire, en partenariat avec les associations, l'Etat et le Département pour unir nos forces et enrayer ce fléau. Nous mettons dans la lumière les violences faites aux femmes. Personne ne pourra dire qu'il regardait ailleurs..." a-t-elle conclu.
 

Dans son discours, la Maire s'est appuyée, notamment, sur le contenu de la Convention européenne dite d'Istambul qui décrit les différentes formes de violences faites aux femmes et les pénalise. Ratifiée par la France, elle est entrée en vigueur le 1er novembre 2014.

Selon ce texte, la violence à l'égard des femmes doit être comprise comme une violation des droits de l'homme et une forme de discrimination à l'égard des femmes, et désigne tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d'entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée.

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