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Le 21 juin, faites (tous) de la musique !

En 1982 en France, le Ministère de la Culture imagine une grande manifestation populaire permettant à tous les musiciens de se produire gratuitement et de se faire connaître.

C’est ainsi que la première Fête de la musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le jour plus long de l’année dans l’hémisphère Nord. 39 ans plus tard, la Fête de la musique bat son plein chaque 21 juin en France et dans près de 400 villes autour du monde. 
 

Historique

Une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée par le service des études et de la recherche du ministère de la Culture en 1982. Elle révèle que cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique alors que les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une minorité de Français. 

Jack Lang - ministre de la Culture de 1981 à 1986 puis de 1988 à 1993 - Christian Dupavillon, architecte-scénographe, membre de son cabinet et Maurice Fleuret (Directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture de 1981 à 1986) décident alors d’orchestrer une grande manifestation populaire permettant à tous les musiciens, amateurs ou professionnels, de diffuser leur pratique. 
La Fête de la musique doit refléter l'idée que l'art, langage universel, peut et doit mêler les différentes couches sociales. Tous les styles et tous les musiciens doivent se coudoyer dans l’espace public, le temps d’une soirée ! 
Et, officieusement peut-être, il est bon de signaler de manière forte, l’entrée dans une nouvelle ère : François Mitterrand a été élu Président de la République en mai 1981, un an auparavant… 

Un seul mot d’ordre : la fête est gratuite, ouverte à toutes les musiques « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les Français.
Un décret du 10 mai 1982 officialise cette vision élargie de la culture, impulsée par André Malraux (1) en 1959 : rendre accessibles les oeuvres au plus grand nombre possible de Français, assurer l'audience internationale de la culture française et favoriser la création d'oeuvres d'art. 

Ainsi, le 21 juin 1982, les Français découvrent sur leurs écrans de télévision Jack Lang jouant quelques notes de piano pour signer le coup d’envoi de la première édition de la Fête de la musique. La veille au soir, au journal télévisé d' Antenne 2, le ministre de la Culture déclarait : "Il faut poursuivre la démocratisation de la musique", avant d’inciter les musiciens amateurs ou professionnels à jouer dans la rue, les parcs et les jardins. Le succès est immédiat et l’événement largement médiatisé. Cette année là, un million de Français répondent à l’appel.
La première affiche est d’ailleurs libellée ainsi « Fête (faites) de la musique ».
Les années suivantes, de nombreux artistes réputés ont conçu ces affiches : Michel Quarez, Sempé, Tomi Ungerer, Claire Brétécher, Michel Bouvet, Robert Combas, Wolinski...

 

(Ré)investir l’espace public

L'espoir d'un renouveau de la sociabilité, du partage, est aussi l'un des moteurs de cette manifestation. La fête de la musique doit pouvoir contribuer à familiariser tous les publics à toutes les expressions musicales, quel que soit leur âge.
Le caractère si particulier de cette fête tient bien sûr à son aspect populaire, au sens large du terme. (Ré)investir l’espace public, déambuler de place en place, écouter gratuitement, se retrouver tous ensemble, avec la possibilité pour tous de participer.
Cette fête joue également de façon publique, le rôle d’ambassadeur des nouvelles tendances musicales : renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, des musiques urbaines...

L’idée fait école : en moins de dix ans, la Fête de la Musique est reprise dans quatre-vingt-cinq pays, sur les cinq continents.
Devenue un véritable phénomène de société, un timbre poste est consacré à la Fête de la Musique en 1998.

Site internet de la Fête de la musique 2021
 

À Marseille, voilà l'été !

La Fête de la musique se déroulera cette année comme prévu le 21 juin.

La Fête de la musique, c’est aussi l’occasion pour la Mairie de Marseille de lancer la deuxième édition de l’Été Marseillais, dans le respect, bien sûr, des gestes barrières. Plus d'infos... 

Qu’il s’agisse d’événements en plein air ou en salle, plusieurs propositions sont là pour profiter de l’été ! Et à commencer par le coeur du centre-ville :

Le centre de la Vieille Charité, la place Bargemon, l'Alcazar ou encore le Mémorial de la Marseillaise accueillent des spectacles gratuits, sans oublier les festivals, comme le Festival Jazz des Cinq Continents..

Pour déambuler dans la fraîcheur et profiter de l’offre culturelle muséale, rappelons que depuis le mercredi 19 mai, plusieurs musées sont ouverts et que l'accès aux collections permanentes des musées municipaux est gratuit pour tous ! Des manifestations culturelles nocturnes dans les musées, certaines payantes, d’autres gratuites, permettent de prolonger le plaisir...Plus d'infos...

Des projections gratuites de "Ciné plein air" sont prévues dans vos quartiers et dans certains musées en juillet et en août.  La programmation ratisse - très - large, du cinéma d’auteur aux blockbusters, courts ou longs-métrages. Munissez-vous de coussins et de plaids et venez vous installer en famille ou entre amis ! Plus d'infos...

On souhaite à tous les Marseillais(es) de profiter dans la joie de toutes les propositions...
 

La Fête de la musique dans les mairies de secteurs

 

  • À 17h et 18h, rendez-vous dans la cour de la mairie (2, place de la Major - 2e), au parc de la maternité (angle boulevard Ricard et traverse Séry - 3e) ou encore au jardin Spinelly (rue Spinelly - 3e) pour deux passages de musiciens.
  • À 19h30, concert au comptoir Victorine (10, rue Sainte-Victorine - 3e)

 

Cet événement sera dédié aux citoyens et citoyennes en première ligne durant la crise sanitaire

Au  Programme :
Partenaires : Association Les Vallonés
Concert de choeurs professionnels

  • Sextuor féminin Urmas (Chants polyphoniques)
    La découverte des compositeurs contemporains de l'Est ou du Nord de l'Europe comme les auteurs hispaniques et orientaux, fonde l'identité musicale de l'ensemble vocal Urmas. Six voix passionnées en polyphonie, convaincues de la force de cette discipline musicale, témoins de l'attachement des spectateurs pour la voix, les voix.
  • Les voisines (musiques des Balkans)
    8 femmes, dirigées par Cati Delolme, interprètent un répertoire polyphonique issu des traditions orales du Caucase, des Balkans et de la Méditerranée, associé à des pièces de compositeurs du XXème siècle. De leurs chants s'échappent et se tissent des rêves de jeunes filles, des histoires de mères, des souvenirs d'enfant, et des recettes de sorcières.
  • Les Vallonés (musique ancienne)
    Une quinzaine d'hommes er femmes interprètent sous la direction de Brigitte Fabre, des pièces sacrées et profanes du moyen âge et de la Renaissance. Cette troupe amateur créée en 1990 élabore des répertoires constitués de pièces à quatre, cinq ou huit voix. Aimant collaborer avec des artistes professionnels pour affiner et enrichir son vocabulaire. Elle donne à entendre et à voir une musique fine et ciselée, sensible ou drôle, soucieux de partager avec le public son goût pour une expression vivante de son art.
  • Ensemble L'Albizzia (musique post-romantique françaises)
    Benoît Dumon a nommé son ensemble l'Albizzia en souvenir d'un lointain ancêtre Filippo degli Albizzi. Avec un peu plus de 90 concerts, ils ont connu de grands succès sur les plus belles scènes du Sud de la France principalement : Festival de st victor, Marseille Concerts, Concerts de l'Eglise St Christophe, Festival de Vinça, Festival de Musique Ancienne de Callas... L'Albizzia a trois albums à son actif unanimement salués par la critique
  • Massilia Sounds Gospel (soul Gospel)
    Puisant dans les racines de l'Histoire Humaine moderne, les traditionnels Gospel délivrent ici leur puissance émotionnelle amplifiée par la mouvance du Gospel urbain actuel. Les thèmes du répertoire évoquent la servitude, l'aspiration à la liberté, la nécessité de l'autre pour exister soi-même, l'inclination devant la magie e la vie. Greg Richard est à l'origine du projet dès 2001, Il conçoit le répertoire, écrit les arrangements, conduit les auditions et dirige les répétitions. Il a rapidement pris conscience du potentiel de cette matière brute et de cette énergie généreuse

 

Un protocole national adapté à la situation épidémique 

L'édition 2021 de la Fête de la musique se tiendra dans un contexte de crise sanitaire.

Afin de préserver la sécurité du public tout en assurant la reprise des activités culturelles, un protocole national adapté à la situation a été élaboré par le ministère de la culture. 

Les points principaux du protocole sont les suivants : 

  • Les concerts et manifestations spontanés sur la voie publique ne sont pas autorisés,
  • Les concerts dans les bars et restaurants sont autorisés en veillant à ce qu'ils ne se traduisent pas par des attroupements aux abords des établissements,
  • Seules les configurations assises seront autorisées dans les établissements recevant du public (salle de spectacle, auditorium...)
  • La jauge maximale autorisée pour les ERP en salle ou en plein air correspondra à 65% de leurs capacités, dans la limite de 5 000 spectateurs,
  • L'accès aux avènements de plus de 1 000 personnes est conditionné à la présentation du pass sanitaire,
  • Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits dans l'espace public ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique (hors terrasses).

Des médiateurs de la Ville de Marseille seront déployés pour rappeler ces consignes et veiller à leur bonne application.
Les forces de l'ordre s'aassureront du respect de ces mesures. Toute infraction sera verbalisée.

Situation sanitaire : Fête de la musique 2021


(1) Malraux, André : (1901-1976) écrivain, homme politique et intellectuel français, ancien Résistant, a dirigé le premier ministère des Affaires culturelles regroupant les arts et les lettres, l'architecture, les archives et le cinéma.
Ce ministère des Affaires culturelles, créé pour conserver Malraux au gouvernement, sera pérennisé après son départ en 1969. 
Il reçut dans sa vie de nombreuses distinctions honorifiques françaises et étrangères. Les décorations françaises : Officier de la Légion d'honneur,  Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance française avec rosette, Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres