C'est par par la voix de son président, Michel Platini que le Comité exécutif de l'UEFA a annoncé son choix à Genève, le 28 mai 2010. La France organisera donc l'Euro 2016 après avoir organisé cette épreuve en 1960 (1ère édition) et 1984. Elle a obtenu 7 voix contre 6 à la Turquie. L'Italie a été éliminée au premier tour de scrutin.
Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, s'est félicité de cette "superbe victoire pour la France et pour Marseille". Après avoir rendu hommage aux responsables du football français, il a assuré que "Marseille serait au rendez-vous de cet évènement exceptionnel. Cela va nécessiter une transformation, une réhabilitation, une grande modernisation du stade Vélodrome qui sera cette fois-ci couvert. Il faut réaliser le stade des 50 ans à venir".
Au-delà de l'enjeu sportif, il est aussi et surtout question de modernisation des infrastructures et de dynamisme socio-économique. Les futurs chantiers de l'Euro 2016 représenteraient, en effet, 15 000 emplois créés pour la rénovation des stades existants et la construction de 4 nouveaux stades (Lille, Lyon , Nice et Bordeaux ), puis 4 500 emplois pérennes en phase d'exploitation. L'objectif est de rattraper le retard accumulé par rapport aux voisins anglais ou allemands en matière d'affluence, de confort des installations ou de sécurité. La capacité d'accueil moyenne des stades de Ligue 1 passerait ainsi à terme de 27 000 à 35 000 places.
La candidature française nécessite 1,7 milliard d'euros pour préparer 12 stades, dont 4 nouvelles enceintes et la rénovation de 7 autres dont le stade Vélodrome mais aussi les stades de Strasbourg, Lens, Toulouse, Saint-Etienne, Nancy et le parc des Princes à Paris. Ce budget construction et rénovation dépasse celui de l'Allemagne pour le Mondial 2006.
80 % de cet investissement sera financé sur des fonds privés ou semi-privés. Le budget français était le plus élevé des trois candidatures.
Le grand changement qui va intervenir en 2016 dans le championnat d'Europe des nations est l'augmentation du nombre de participants à la phase finale : 24 au lieu de 16 précédemment.
Un élément qui a sans doute pesé également dans le choix de l'UEFA .La France - et tout particulièrement Marseille - a démontré encore récemment sa capacité à accueillir de telles manifestations en organisant la Coupe du monde de football 1998 et la Coupe du monde de rugby 2007.
Plus d'informations
Le projet de rénovation du stade Vélodrome
Le site de l'UEFA
Le site de la FFF
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Les 12 stades retenus par la FFF Marseille : stade Vélodrome Capacité portée à 70 000 places Voir le détail du projet - Paris Saint-Denis : stade de France - 81 338 places - Paris : parc des Princes - Porté à 51 000 places - Lyon : OL Land - Nouveau stade de 58 328 places - Strasbourg : La Meinau - Porté à 36 153 places - Toulouse : Stadium - Porté à 37 050 places - Lille : stade Borne de l'Espoir - Nouveau stade de 50 186 places - Nice : nouveau stade de 33 470 places - Bordeaux : nouveau stade de 42 000 places - Saint-Etienne : stade Geoffroy Guichard - Porté à 39 147 places - Lens : stade Félix Bollaert - Porté à 45 000 places - Nancy : stade Marcel-Picot - Porté à 31 420 places Plus d'informations sur ces différents projets |
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