Logo Marseille
Marseille Capitale > Une réussite économique

Une réussite économique

2013 : une année capitale pour Marseille

L'expérience et les retombées de l'année "Capitale européenne de la Culture" ont définitivement fait entrer Marseille dans le club fermé des grandes villes européennes.
2013 : une année capitale pour Marseille

L'année 2013 restera dans l'histoire de Marseille un jalon essentiel de son développement. Sa capacité de création, la diversité des spectacles proposés et des expositions montrées ont déclenché durablement une évolution positive de l'image de la ville. Les quelques 10 millions de touristes, qui ont sillonné Marseille durant l'année, sont là pour en témoigner. Tous comme les visiteurs des expositions phares : 3,5 millions en tout dont 1,5 millions pour le seul Mucem. Outre la construction du Mucem, musée national décentralisé, financée par l'Etat, la Ville de Marseille a réhabilité entièrement son patrimoine muséal, du musée d'Histoire, avec une extension numérique, au pôle Longchamp, du Chateau Borely (musée des Arts Décoratifs et de la Mode) à Cantini, de la Buzine (centre des cinémas de la Méditerranée) au musée Regards de Provence. ­


La "Ville européenne de l'année"





Parallèlement, 2013 a également permis une restructuration urbaine en profondeur de la façade maritime de la ville. Le Vieux-Port s'est entièrement transformé pour devenir l'une des plus grandes places publiques d'Europe avec une réorganisation totale de la circulation automobile sur son pourtour et la disparition des barrières qui empêchaient l'accès direct à la mer. Autour du J4, qui accueille désormais le Mucem, le quartier s'est lui aussi transformé de fond en comble avec l'aménagement du boulevard du Littoral, la construction du Musée Regards de Provence, celle de la Villa Méditerranée, et la réalisation d'un nouveau parvis tout autour de la cathédrale de la Major.

Un peu plus loin, toujours sur ce nouveau boulevard, la réussite exemplaire de la réhabilitation du hangar J1 a décidé les autorités du Grand Port Maritime à pérenniser ce lieu au-delà de l'année "Capitale". Tout à côté, face à la Place de la Joliette, les "Terrasses du Port", immense centre commercial construit par le groupe anglais spécialisé Hammerson, avec une vue imprenable sur les îles du Frioul et du Chateau d'If, devrait ouvrir ses portes en 2014, tout comme les "Voûtes de la Major".

Cette transformation urbaine de la ville lui a permis de recevoir le "Prix de la ville européenne de l'année 2014", décerné par "The Urbanism Academy" de Londres. Cette association de plus de 500 professionnels britanniques de l'urbanisme récompense chaque année un aménagement performant de place urbaine. Son président, Kevin Murray, a déclaré que "les places publiques exceptionnelles ne se font pas toutes seules. Il faut qu'elles soient planifiées, dessinées, conçues et soutenues par un véritable effort des pouvoirs locaux".

Dans les 20 premières villes européennes




Au-delà de la transformation de l'image et de l'urbanisme de Marseille, l'année 2013 a mis en avant une dimension économique forte de l'offre culturelle. Non seulement les activités touristiques sont dynamisées (on estime à + 20 % l'augmentation des touristes étrangers sur un an), et par là l'activité de restauration et d'hôtellerie, mais la réussite de cette année "Capitale" a permis aussi de renforcer l'attractivité de la ville pour les entreprises qui viennent s'y installer. Le monde économique local ne s'y est pas trompé, qui a très largement soutenu financièrement le budget de "Marseille-Provence 2013" mais qui a également participé à l'accueil d'artistes résidents au travers de l'opération "Ateliers de la Méditerranée". Cette imbrication forte des entreprises dans les manifestations culturelles est un acquis inéluctable qui perdurera au-delà de 2013.

Cette dynamique économique que génèrent les manifestations culturelles ne s'arrêtera sûrement pas avec l'année écoulée. Des groupes de travail, dans lesquels tous les acteurs du territoire se retrouvent, la ville de Marseille bien sûr mais aussi le monde économique, sont en train de bâtir d'autres événements pour les années qui viennent. Cela va enclencher un cercle vertueux qui rapproche de plus en plus la ville d'un objectif  qu'elle s'est fixé il y a quelques années : se classer parmi les 20 premières villes européennes à l'horizon 2020.

A la pointe des formes d'art contemporaines 




A côté de circuits artistiques traditionnels, comme un réseau de théâtres performants qui programment une réelle diversité de spectacles tout au long de l'année, 2013 a vu émerger des formes d'arts plus contemporaines : le cirque, les arts de la rue, qui ont aujourd'hui leur 'Cité" à Marseille, les musiques actuelles, les arts numériques... Des disciplines qui seront désormais des emblèmes de la cité phocéenne, de nouvelles raisons d'attractivité et des sources potentielles de retombées économiques. La Friche Belle de Mai s'est épanouie en 2013 avec l'ouverture de nouveaux nombreux lieux (des salles d'exposition, la Tour Panorama, deux salles de spectacles) et la Cité des Arts de la Rue, une structure unique en Europe, a affirmé sa spécificité en portant des événements phares internationalement reconnus, comme l'opération "Métamorphoses", des spectacles urbains qui ont permis d'expérimenter de nombreuses interactions avec le public.

Tout cela change radicalement Marseille. Son image à l'extérieur a gagné en positivité, c'est indéniable, mais ses propres habitants, particuliers comme entreprises, ont compris qu'ils pouvaient s'investir et se réaliser dans de véritables projets communs.

­­