Vous êtes ici

Musée d'Art Contemporain [mac]

Présentation

 

 
Forte de presque huit cents œuvres, la collection du [MAC] s'appuie sur celle du musée Cantini qui fut scindée en deux lors de la création du [MAC] en 1994. Les Nouveaux Réalistes, qui s'étaient affirmés par leur déclaration commune le 27 octobre 1960, décidant de travailler avec les matériaux nouveaux que la modernité proposait ( affiches, objets de la société de consommation, nouvelles matières : plastiques, néons...) furent choisis pour la rupture que leurs propositions apportaient. Sur cette rupture s'élabora la césure dans les collections marseillaises donnant naissance à celle du [MAC].

La collection du [MAC] rend compte ainsi de l'essentiel de la production de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème. Elle est constituée d'œuvres d'une grande qualité qu'il s'agisse de celles des Nouveaux Réalistes, de Support Surface, de l'Arte Povera, du Land Art ou encore du mouvement Fluxus. La Figuration Narrative est pour sa part représentée par un ensemble de peintures remarquables alors que plusieurs installations (en sculpture, photo et vidéo) révèlent l'originalité de l'art de la performance et de l'art corporel.

Dans le jardin attenant au musée plusieurs œuvres de Jean-Michel Alberola, Julien Blaine, César, Erik Dietman et Fabrice Gygi complètent la présentation.


Théo Mercier, the thrill is gone
Du 28 septembre 2016 au 29 janvier 2017

 

 

Pour sa première exposition personnelle dans une institution française intitulée "The Thrill Is Gone", Théo Mercier (né à Paris en 1984, vit et travaille à Paris et à Mexico) présente conjointement de nouvelles séries de sculptures et de photographies, dans lesquelles il mêle vestiges archéologiques et contemporains, teintés d'esthétique postmoderniste et New Age.
Ce faisant, il créé un parcours entre archéologie, actualité et récits d'anticipation, duquel se dégage un sentiment d'urgence face à la précarité, à l'obsolescence des objets, des civilisations, de la beauté.

Entre ascension et faillite des objets et des civilisations, Théo Mercier imagine sur 1000 m2 un musée pendant la guerre, une salle des butins, le résultat d'une saisie de douanes. Chacun des objets présentés contient sa fin, sa chute, son oubli, ainsi qu'une vibration politique. Ce sentiment est d'autant plus prégnant que l'artiste fait émerger, dans ce projet, une perméabilité entre conservation et actualité, entre l'intérieur du musée (le passé) et le monde extérieur (le présent, le futur). Ce qui se trouve à l'intérieur de l'exposition fait en effet écho à ce qui se trouve à l'extérieur. Ce dialogue silencieux sera acté lors du vernissage par deux comédiens qui prendront la parole devant les oeuvres, empruntant tour à tour les voix du visiteur, du guide-conférencier, de l'envoyé spécial, du philosophe ou encore de l'anthropologue.

Au fil de sa déambulation, le spectateur se trouvera face à des pneus Goodyear sur socle, médaillons contenant des vestiges archéologiques et autres fossiles préhistoriques, qui constituent un calendrier singulier, une roue du temps, des origines du monde à l'ère contemporaine. Plus loin, il découvrira un totem accidenté puis un tas de masques africains brisés au cours de la traversée de la Méditerranée, avant de faire face à un bataillon de masques de baseball, visages vides, prêts à charger. Il traversera également une collection de pierres d'aquarium, trait d'union entre abysses et cosmos fantasmés, et tâchera de se frayer un chemin parmi de lourdes jarres en céramique dressées en apesanteur, dont l'équilibre semble parfaitement instable, comme autant de monuments à la chute, de souvenirs des temples de Palmyre ou du musée de Mossoul.

Leur équilibre impossible fait poindre un lien entre leur précarité et celle du visiteur, qui pourra également contempler une skyline de tours de CD, cité-symbole d'une civilisation d'objets obsolètes.

Exposition sur la disparition, entre histoire et oubli, "The Thrill Is Gone" sonne comme un constat, entre splendeur et déchéance, contemplation et impuissance.
Cependant, en conférant à ses objets le pouvoir de nous faire parler et de nous faire penser, Théo Mercier entrouvre le chemin des possibles.

En savoir plus

 

En résidence à la Friche de la Belle de Mai à Marseille durant les mois de juin et juillet 2016, l’artiste Théo Mercier présente des performances dans le cadre du festival Actoral et ses nouvelles créations au musée.


HIP HOP : un âge d'or 1970-1995...
13 mai 2017 – décembre 2017

 

La culture Hip Hop ouvre les portes du musée d'Art contemporain à ceux qui aux États-Unis, en Europe et à Marseille incarnent un phénomène planétaire. Depuis les premières block parties du Bronx jusqu'à l'âge d'or marseillais retrouvez la fièvre qui s'est emparée du monde en trois temps et quatre mouvements : DJing, MCing, Graffiti & Bboying.


La formidable énergie et l'inventivité des DJ, des maîtres de cérémonie, des graffeurs et writters, des break dancers et de leurs crews a pris la rue, les clubs et la jeunesse du monde.
Émergeant dans le quartier du Bronx, qui connaît les pires conditions économiques, une jeunesse qui rêve d'exister invente de nouvelles formes de survie, de faire la fête, de danser, de marquer l'espace urbain, de défier l'establishment par la parole et le geste. En presque dix ans de 1970 à 1981, elle s'impose comme la nouvelle culture populaire et conquiert New York de quartier en quartier, de métros en trains, de fêtes clandestines en nightclubs, d'expositions improvisées dans les lieux les plus cheaps jusqu'aux galeries d'art branchées de downtown.


Au début des années 1980 l'expansion de la culture Hip Hop prend une nouvelle dimension.
Elle se répand simultanément des deux côtés de l'Atlantique grâce aux radios et aux premières émissions qui lui sont consacrées à la télévision. C'est le début des années Reagan aux U.S.A. et des années Mitterrand en France. De 80 à 85, le Hip Hop devient un phénomène mondial, une culture qui ouvre les portes, même si paradoxalement elle commence à voir les siennes se refermer en Amérique. La politisation et la résistance initiales cèdent sous les coups du marketing. Les labels signent les groupes transformant les MC's en stars et les majors hollywoodiennes se décident à exploiter le nouveau filon inspirées par le succès considérable de Flashdance en 1983.


La seconde moitié des années 80 est cruelle pour ceux que la reconnaissance oublie, le mode de l'art n'a d'attention que pour Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou Kenny Scharf. Les rappeurs sont devenus des idoles qui ont effacés les DJs et les MCs. En Europe les groupes émergent et les premiers à disposer des matériels et à accepter d'être signés par les labels émergents vont connaître un succès considérable. C'est le moment de l'âge d'or marseillais qui secoue la ville dans les années 90 et fait de la scène artistique marseillaise l'une des
plus inventives, connectée aux States et rayonnante jusqu'au tournant du siècle.


La scénographie de l'exposition favorise les croisements entre toutes les disciplines qui ont été fécondées par ce mouvement : la musique, la danse, la mode, le cinéma, l'écriture, le graffiti, le tag, la photographie.


L'exposition est conçue avec le MuCEM, qui met à disposition les plus belles pièces de sa collection, et s'inscrit dans la dynamique des projets de la Capitale européenne du sport à Marseille.
Elle est présentée en même temps que le nouvel accrochage des collections qui met l'accent sur les oeuvres de la collection et quelques prêts institutionnels et privés importants qui révèlent combien les valeurs du sport : le jeu, la compétition, l'effort, l'entraînement, les règles, le fair-play ont pu inspirer les artistes. En d'autres termes et comme a pu l'écrire Giraudoux « Le sport est l'art par lequel l'homme se libère de soi-même ».

Photo © Jamel Shabazz

Une collection exceptionnelle

 

Nouvel accrochage des collections - Zoo-machine

La présence d'un grand nombre d'œuvres incluant des animaux ou des machines dans la collection du Musée d'Art Contemporain [MAC] est à l'origine de ce nouvel accrochage, qui propose de reconsidérer les oeuvres des soixante dernières années à la lumière des réflexions en cours sur les bouleversements considérables qui affectent les rapports de l'homme à la nature et aux machines.

Pendant cette période, la présentation des collections permanentes a quitté les formes figées de la thésaurisation pour d'autres plus ouvertes à l'exploration et aux hypothèses. Cette présentation est devenue cet espace dynamique dans lequel les visiteurs sont invités à la découverte d'indices que les oeuvres sélectionnées pourraient contenir sur ces sujets actuels.

Ainsi Zoo-Machine serait comme un voyage entre la nostalgie d'un état du bonheur et sa dégradation annoncée, en compagnie des artistes : Acconci, Adami, Aillaud, Arman, Autard, Balkenhol, Baquié, Basquiat, Bazile, Beuys, Blais, Box, Brown, Burden, César, Choi, Combas, Daumas, Dezeuze, Dietman, Erró, Favier, Fontcuberta, Geismar, Grand, Halley, Höller, Holzer, Jacquet, Klasen, Matta-Clark, Messager, Monory, Nauman, Oppenheim, Paschke, Rauschenberg, Raysse, Reynier, Roth, St Phalle, Saul, Smithson, Spoerri, Thek, Tinguely, Uriburu, Viallat, Vilmouth, Vostell, Wegman, West, Yanobe. Et les participations originales de Fred Biesmans, Denis Brun, Cédrick Eymenier, Zachary Formwalt, Jean-Luc Parant et Jean-Claude Ruggirello, éclairages plus récents, qui actualisent les problématiques et installent un dialogue entre les générations.

Visible jusqu'au 10 janvier 2017

 

Le Musée d'Art Contemporain [MAC] de Marseille s'est doté au fil du temps d'une collection d'œuvres contemporaines riche et variée. Sa collection est présentée dans plusieurs salles et offre un large panorama de l'Art contemporain. La présentation actuelle met l'accent sur les artistes du Nouveau Réalisme, de Supports-Surfaces, du Body art et du Land art en même temps qu'elle permet de redécouvrir la peinture des années 80 en France. Cette sélection de peintures est enrichie de quelques prêts remarquables provenant des collections du Fonds régional d'art contemporain Provence-Alpes-Côte d'Azur, du MAMAC de Nice et du Musée d'Art de Toulon. Elle permet d'apprécier les tendances de cette époque alors que se croisaient en peinture des œuvres purement matiéristes, d'autres faisant référence aux graffitis, d'autres encore à l'histoire de la peinture ou à la mythologie, avec les œuvres d'Alberola, Autard, Blais, Garouste, Gasiorowski, Klasen, Klossowski, Monory, Sicilia, Tatah, Thupinier, Traquandi confrontées à celles de Basquiat, Brown, Halley, Barry ou Fetting.

 

Collection d'œuvres contemporaines locales, mais également des œuvres internationales majeures.

Les ensembles décrits s'articulent autour d'oeuvres d'artistes majeurs, ainsi pour les Nouveaux-Réalistes : Arman, César, Klein, Niki de Saint Phalle, Spoerri, Tinguely, pour Supports-Surfaces : Bouliès, Buraglio, Cane, Dezeuze, Grand, Pagès, Valensi et Viallat et pour les Américains : Burden, Christo, Halley, Matta-Clark, Nauman, Oppenheim, Rauschenberg, Smithson, Wegman. Le musée met en même temps en valeur des installations de Goldin, Messager et Pane parmi d'autres.

En matière d'art contemporain, la richesse de la collection du [MAC]signe son importance sur la scène artistique. Une importance internationalement reconnue. ­

 

Illustration :  Nicola Uriburu - Les Dauphins 1969
Huile sur toile - Don en 1976
DR

Chef d'­établissement : Thierry Ollat

 


Adresse

69 avenue de Haïfa
13008 Marseille

Téléphone

04 91 25 01 07
­

Horaires et tarifs:

> du mardi au dimanche : ­ de 10h à 18h
> fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte
> fermeture les jours férié­s suivants : 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 2­5  et 26 décembre
 

Pass Musées
> 45 euros / 35 euros tarif réduit
> individuel et nominatif
> validité : 1 an
> accès gratuit et illimité aux collections permanentes et expositions temporaires dans 15 grands lieux culturels de Marseille

> En savoir plus (pdf)
 

Collections permanentes : 5 euros / tarif réduit 3 euros 
Gratuité moins de 18 ans, tarifs réduits ... En savoir plus

 

L’entrée aux collections permanentes est gratuite le premier dimanche du mois.NB: En raison de la configuration des locaux, la gratuité ne peut pas s'appliquer en cas d'exposition temporaire en cours.

Voir les informations communes aux Musées

Téléchargez le dépliant : Les musées de Marseille en parcours (pdf)

Téléchargez le dépliant : Brochure des collections (pdf)

 

Accès

Depuis le rond-point du Prado, direction Bonneveine
Métro Rond-Point du Prado + bus n°23 ou 45, arrêt Haïfa-Marie-Louise
Vélo borne : 8093

Services :

Le [MAC] dispose d'un restaurant et d'un service d'accueil des publics. Il organise régulièrement des projections, des conférences sur l'architecture et le cinéma ainsi que diverses performances de poésie, de musique et de danse.

Centre de documentation :

Le [MAC] possède un centre de documentation exceptionnel sur l’art contemporain qui provient de la donation faite par les fils d'Ernst Goldschmidt. Celui-ci (1906-1992), éditeur et historien d'art belge, fut mécène de la bibliothèque de l'Institut des hautes études en arts plastiques fondé à Paris par Ponthus Hulten (1926-2006). Il dirigea le Centre Georges Pompidou et initia un cycle d'expositions innovantes qui firent date sur la question des rapports internationaux : Paris-New York (1977), Paris-Berlin (1978) Paris-Moscou (1979) et­ Paris-Paris (1981). Les deux bibliothèques, celle de l'Institut et celle d'Ernst Goldschmidt furent par la suite réunies.
Depuis le fonds s'enrichit régulièrement de nouveaux catalogues d’exposition publiés dans le monde entier qui sont offerts par les différentes institutions et galeries pour être référencées trimestriellement dans une publication gratuite intitulée Catalogus et diffusée à tous les donateurs. Le fonds rassemble aujourd'hui 60 000 documents et compte également des essais et des revues. L'ensemble est référencé et numérisé et ces données sont accessibles via le site de la BMVR (Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale). ­ ­­

Ouverture : du mardi au vendredi de 11h à 17h. Juillet et août accueil sur rendez-vous.

Documents en consultation sur place - salle de consultation 20 places

Catalogues :­ Bulletin bibliographique trimestriel, édité par le centre de documentation Ernst Goldschmidt du [MAC].­ Il rend compte du millier de parutions qui enrichis­sent en moyenne le fonds ­chaque année et donne un la­rge aperçu des publications artistiques internationales.

Mesures de sécurité complémentaires

Afin d’assurer au mieux votre accueil nous vous recommandons de prendre note des consignes suivantes :

ÉVITEZ les sacs de grande taille, les valises et bouteilles seront refusées,
COLLABOREZ avec nos équipes en ouvrant vos sacs et vestes,
PATIENTEZ si les accès sont ralentis en raison d'un contrôle approfondi,
 

Consignes de sécurité habituelles

 

Il est interdit de :

 


Fumer

 


Filmer

 

 

 


Prendre des photos

 


Enregistrer de la musique

 

 
 

Les objets ci dessous sont interdits et ne seront pas gardés en consigne :

 


Couteau

 


Bombe lacrymogène

 

 

 


Casque

 


Petite et grande bouteille

 

 

 


Les téléphones mobiles doivent être éteints ou en mode silencieux

 

 

 

Programmation des musées - automne 2016

Réseaux sociaux

 

Suivez nous sur Facebook !

 

  Live Tweet