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Musée Cantini

L'ascenseur du musée Cantini est en maintenance. L'accès pour les personnes à mobilité réduite est momentanément suspendu. Nous vous remercions pour votre compréhension.

Présentation

 

Cet hôtel particulier, édifié en 1694 par la Compagnie du Cap Nègre, fut acheté en 1709 par la famille de Montgrand qui le conserva jusqu’en 1801. Il connut par la suite plusieurs propriétaires, restant pendant plus d’un demi-siècle le siège du “Cercle des Phocéens” installé en 1836, avant d’être acquis par Jules Cantini, important marbrier qui prit part à la construction de nombreux édifices civils et religieux à Marseille sous le Second Empire. Grand amateur d’art, Jules Cantini en fit don à la ville en 1916, afin qu’il devienne un musée consacré à l’art de notre temps.
 
Ce prestigieux établissement culturel marseillais est consacré à la période dite « moderne » du vingtième siècle, laquelle s’étend entre 1900 et les années 1960.

La politique d'acquisition, accompagnée par d"importants dépôts de l'État (Musée national d'art moderne, Fonds National d'Art Contemporain, Musée National Picasso, Musée d'Orsay) et soutenue par de nombreux dons, a guidé la constitution de l'une des plus belles collections publiques françaises consacrées au XXe siècle.

Divers évènements sont organisés au fil du temps et des expositions.
Détails dans "Expos temporaires", "Collections permanentes" ou Infos pratiques".
 

Les musées de Marseille sont porteurs du label "Famille Plus". "Famille Plus" est un label national, né de la collaboration entre 3 associations de communes touristiques. Ce label est destiné à valoriser les communes adhérentes ayant engagé une démarche globale en faveur de l’accueil des familles.


 



Man Ray et la mode
Du 8 novembre 2019 au 8 mars 2020

 


« Je voulais voir l’art à la mode » Man Ray

L’exposition présentera un aspect méconnu du travail de Man Ray, artiste majeur qui renouvelle la photographie de mode alors strictement documentaire. Il lui confère une dimension expérimentale faite d’inventivité technique et d’une liberté de ton inédite venue de l’art de la scène et de la vie culturelle.

Introduit auprès des artistes dadaïstes puis surréalistes, très vite il devient photographe pour Paul Poiret, Elsa Schiaparelli, Coco Chanel, travaillant également pour Harper’s Bazaar mais aussi Vanity Fair et Vogue.

L’exposition permettra d’aborder les va-et-vient permanents qui existent entre « l’art pour l’art » et les productions assujetties à une commande commerciale.

Cette rétrospective présentera entre 160 et 180 tirages vintage de Man Ray, presque autant de revues ( Vogue, Harper’s Baazar, etc.) afin de mettre en lumière leur rôle dans la diffusion d’une nouvelle esthétique.
 

­­­Dans le cadre de l’atelier Expo graphe, qu’il a animé le 10 janvier 2020 au musée Cantini, Christophe Carlier a écrit cette nouvelle à partir du portrait de Sonia Colmer réalisé par Man Ray en 1937.

Irréprochable ?

Madame,

Nous ne nous connaissons pas. Je n’ai pas l’honneur de vous avoir été présenté et je ne suis pas certain que, dans l’élégante société que vous fréquentez, l’installation d’un nouveau voisin, commissaire de police à la retraite, soit de nature à vous intéresser.

Je suis passé hier après-midi devant votre jardin, à l’heure où vous preniez le frais, installée à l’ombre de votre véranda, et je n’ai pas pu m’empêcher de m’arrêter un instant sur le chemin pour vous admirer.
La contemplation de la beauté, si elle charme les yeux, n’empêche pas le cerveau de travailler. Assez rapidement, trois choses m’ont frappé.
D’abord, votre désir de paraître irréprochable, sensible dans la parfaite ordonnance des plis de votre jupe ou dans le tomber de votre coiffure. Que pouvait-on penser de vous, en vous apercevant, sinon que vous incarniez le type même de la femme du monde, drappée de gaze et de soie, incapable de violence, de calcul ni de manigance ? Oui, votre douceur était parfaitement mise en scène.
Mon attention s’est alors portée sur la brouette dans laquelle vous aviez pris place. Curieuse idée, en effet, d’autant que l’objet devait être bien inconfortable. Pour vous, cependant, il offrait un avantage considérable : il frapperait à coup sûr l’imagination des passants. J’en ai déduit qu’il importait que l’on vous voie ce jour-là à cette heure précise vous reposer dans votre jardin, et qu’on puisse éventuellement en témoigner, confirmant que rien en vous ne trahissait alors la moindre agitation.
J’en viens au troisième point qui m’a intrigué : ce calme étrange qui émanait de votre personne. Un calme irréel, presque inhumain, celui d’une femme qui vient de commettre l’irréparable, une femme consciente que les dés sont jetés et qu’il convient de laisser agir le destin.

D’où la question que je ne pouvais pas manquer de me poser : où était donc votre mari, à cette heure précise ? Ce mari jaloux et fortuné, dont chacun perçoit au premier regard que vous ne l’avez jamais rendu heureux ? N’était-il pas en train de rouler à bord de la voiture de course, dont il vient de faire l’acquisition et qui n’était pas garée dans l’allée ?
Une interrogation était née dans mon esprit, ou plutôt un soupçon qui s’est bientôt transformé en certitude. Je n’ai donc pas étonné d’apprendre le terrible accident qui, hier après-midi, a coûté la vie à votre époux , ce qui fait de vous une femme riche et libre.
Les journalistes locaux ont tous évoqué la vitesse excessive à laquelle votre mari s’est engagé sur la route de la corniche, le virage raté, le bolide s’écrasant au bas de la falaise.
Aucun ne s’est demandé en revanche quelle phrase vous aviez pu prononcer au cours du déjeuner, qui ait pu transformer cet excellent conducteur en chauffard.
Quelle phrase ? Il ne serait probablement pas difficile de le savoir.
J’imagine qu’il suffirait de vous le demander.
D’où le regret que j’éprouve ce matin. Celui de ne plus être en activité, ce qui m’aurait permis de me présenter chez vous avec un de mes hommes, de fendre la foule des visiteurs venus vous présenter leurs condoléances et de prononcer avec l’intonation de circonstance la phrase dont je me suis servi si souvent pendant ma carrière :

Madame, pouvez-vous m’accorder quelques minutes d’entretien ?
J’ai deux ou trois questions à vous poser.

 

► En savoir plus sur l'exposition

 



Nouvel accrochage

Picasso, Miró, Léger... une vision de l'Art moderne

 

La collection du musée Cantini propose quelques belles séquences autour du fauvisme (André Derain, Charles Camoin, Emile Othon Friesz, Alfred Lombard), des premières expérimentations cubistes (Raoul Dufy, Albert Gleizes) et des différents courants post-cubistes ou puristes des années 1920-1940 (Amédée Ozenfant, Fernand Léger, Le Corbusier, Laure Garcin, Jacques Villon).­

Certaines de ces œuvres révèlent la fascination de nombreux artistes au début du XXe siècle pour la lumière et les paysages méridionaux (Cassis par Derain en 1907, le somptueux Paysage méditerranéen réalisé par Othon Friesz la même année, et l'Estaque peinte, sur les traces de Cézanne, par Dufy en 1908).

La révolution surréaliste - dont la plupart des représentants, rassemblés autour d'André Breton et de sa femme Jacqueline Lamba, passent par Marseille sur la route de l'exil vers les Etats-Unis en 1940-1941 - constitue un autre axe majeur de la collection, articulé à l'histoire de Marseille, comme en témoignent les œuvres de Victor Brauner, Roberto Matta, André Masson, Jacques Hérold, Max Ernst et Joan Miró.
Signalons enfin le don par Aube et Oona Elléouët-Breton du fameux Jeu de Marseille réalisé par les membres du groupe surréaliste à la Villa Air-Bel en 1940- 1941.
L'abstraction lyrique ou gestuelle est représentée par des œuvres de Nicolas de Staël, Camille Bryen, Simon Hantaï, Philippe Hosiasson, Arpad Szenès, Maria Elena Vieira da Silva.

Le musée conserve également un ensemble exceptionnel d'œuvres du groupe japonais Gutaï, qui fut actif dans les années 1955-1960 et tissa des liens étroits avec le mouvement informel français grâce au critique Michel Tapié.
Les décennies ultérieures sont illustrées par l'expérience "matérialiste" de Jean Dubuffet, Antonio Saura, Antoni Tàpies, Jean-Paul Riopelle, et les paysages abstraits aux formats amples d'Olivier Debré, Raoul Ubac, Pierre Tal-Coat, Mario Prassinos, Hans Hartung, etc.

­Un peu à l'écart des courants historiquement définis, la collection compte quelques grandes individualités qui marquèrent profondément le XXe siècle, comme Pablo Picasso, Henri Matisse, Jean Arp, Balthus, Alberto Giacometti et Francis Bacon.

Les collections photographiques proposent enfin un assez riche panorama de l'histoire de cet art, depuis la période la plus historique (Edouard Baldus, Charles Nègre, Gustave Le Gray, Francis Bruguière), la photographie moderniste autour du Pont transbordeur de Marseille (Lazslo Moholy-Nagy, Marcel Bovis, René Zuber, Florence Henri, Germaine Krull, Ergy Landau, André Papillon, Roger Parry) jusqu'­aux années 1960-1970 (Jean-Pierre Sudre, Jean Dieuzaide, Lucien Clergue, Linda Benedict Jones, Ralph Gibson, Martine Franck, etc.). ­


Information au public :
En fonction des normes de conservation ou des demandes de prêts toutes les œuvres de la collection ne sont pas présentées en permanence
Merci pour votre compréhension

Public information :
Depending on conservation standards or loan applications, not all works in the collection are presented at all times

Thank you for your understanding


Chef d'établissement : Claude Miglietti

 


Adresse

19 rue Grignan
13006 Marseille

Téléphone

04 91 54 77 75

Fax

04 91 55 03 01
­

► Horaires

> De 9h à 18h du mardi au dimanche

> fermeture hebdomadaire le lundi, sauf les lundis de Pâques et de Pentecôte
> fermeture les jours suivants 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 2­5 et 26 décembre ­

> Entre deux expositions, le musée Cantini sera fermé du 9 mars au 6 juin 2020.

Tarifs

>>Pass Musées
> 45 euros / 35 euros tarif réduit
> individuel et nominatif
> validité : 1 an
> accès gratuit et illimité aux collections permanentes et expositions temporaires, tous musées, de catégorie 1, 2 et 3, ainsi que l'accès au Jardin Botanique du Parc Borély et au MuCEM.

> En savoir plus (pdf)

>>Collections permanentes : 6 euros / tarif réduit 3 euros

>>L'accès aux musées est gratuit le 1er dimanche du mois

> Gratuité moins de 18 ans, tarifs réduits ...

Téléchargez le dépliant  : Les musées de Marseille en parcours (pdf)

Téléchargez le dépliant : Brochure des collections (pdf)

► Le petit salon
Un espace découverte pour les enfants autour de la collection permanente
Du mardi au dimanche de 10h à 12h en accès libre (Présence d'un adulte obligatoire)

Réservation pour les groupes
Groupes payants, réservation auprès de l'Office de tourisme et des congrès au 04 91 13 89 06/03 et groupes@marseille-tourisme.com


► Accès 
Métro ligne 1 - Station Estrangin / Préfecture
Vélo borne : 1213

►Voir les informations communes aux Musées

Mesures de sécurité complémentaires

Afin d’assurer au mieux votre accueil nous vous recommandons de prendre note des consignes suivantes :

ÉVITEZ les sacs de grande taille, les valises et bouteilles seront refusées,
COLLABOREZ avec nos équipes en ouvrant vos sacs et vestes,
PATIENTEZ si les accès sont ralentis en raison d'un contrôle approfondi,
 

Consignes de sécurité habituelles

 

Il est interdit de :

 


Fumer

 


Filmer

 

 

 


Prendre des photos

 


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Les objets ci dessous sont interdits et ne seront pas gardés en consigne :

 


Couteau

 


Bombe lacrymogène

 

 

 


Casque

 


Petite et grande bouteille

 

 

 


Les téléphones mobiles doivent être éteints ou en mode silencieux

 

 

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