Ville de Marseille


Juin 2013 >

L’économie numérique portée par les start-up marseillaises

L’économie numérique portée par les start-up marseillaises

Internet et les réseaux sociaux ont bouleversé nos vies, nos habitudes, au point de susciter de nouvelles professions dans un secteur porteur d’avenir. Portrait de jeunes pousses qui placent Marseille en pôle position dans le domaine de l’économie numérique et du transmédia.

Equipe de So Buzz. Photo So Buzz

­­­­­Passionnés de jeux vidéo, de lecture, de photographie, avec les nouvelles technologies pour dénominateur com­mun, jeunes diplômés ou avec une première expérience, ils sont à l’origine de PME particulièrement innovantes.

« Depuis quelques mois, nous ressentons un engouement, une véritable lame de fond à Marseille. Des nouvelles sociétés voient le jour autour du transmédia », explique Thomas Demachy, membre du bureau du Pôle Transmédia Méditerrané (PRIMI). En 2007, il quittait le studio parisien Titus Interactive pour fonder IndeeGO Games à Marseille.

­Après trois années passées à l’incubateur de la Belle de Mai, ce programmateur de jeux vidéo et son équipe ont rejoint la pépinière d’entreprises. « Nous misons sur le réseau. Le Pôle Médias regroupe le cinéma, la télévision, le multimédia », souligne Thomas Demachy. Démarche similaire pour Sami Sarkis. Ce photographe professionnel a rejoint en avril dernier la pépinière de Marseille Innovation afin d’y rencontrer des clients potentiels et faire décoller Drone Pictures, sa toute jeune société. « Je souhaitais diversifier mon activité et je me suis intéressé aux drones et à leur potentiel créatif. Je réalise des plans séquences qu’un hélicoptère n’est pas en mesure de réaliser », ajoute Sami Sarkis. ­

Réconcilier le numérique et le livre papier

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Florian Olivier Koehret. Photo So Buzz
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Deux PME marseillaises ont jeté des passerelles entre Internet et le monde de l’édition.  

Shangri-La propose désormais d’acheter un livre en librairie et de se procurer le même ouvrage sur support numérique pour un euro de plus. « Si la version papier a une valeur plus forte, la version numérique présente des atouts en terme de stockage et d’évolutivité des contenus », ajoute le président de Shangri-La, Florian Olivier-Koehret.

Un avis que partage Harald Benoliel, devenu en 2012 éditeur de e-books. IS Editions a déjà signé avec 22 auteurs ­et édité dix livres sous trois collections : Faits de société, Sueurs glaciales et Graines d’écrivains. Cette librairie en ligne propose également aux maisons d’édition et aux auteurs déjà publiés un service de conversion numérique. Avec Mon App, Marc Mesropian a choisi de se positionner sur le créneau des applis Smartphone avec les commerces de proximité pour cœur de cible. Créée voici neuf mois, Mon App compte déjà 80 clients (restaurants, e-commerce…) et prévoit de recruter 6 personnes d’ici fin 2013.

So Buzz, fruit de la rencontre entre deux diplômés de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne avec un professeur d’architecture informatique, propose du marketing sur les réseaux sociaux, Facebook principalement. « Les entreprises créent un compte sur notre plate-forme et bénéficient des outils, fonctionnalités et applications. Elles peuvent par exemple lancer des jeux concours, des parrainages », explique Stéphane Boyer.  A 26 ans, il a déjà pour clients l’OM, Lagardère, Hyundai, Voyage Privé, MP2103…


Rédaction : econostrum.info