Ville de Marseille


Janvier 2013 >

La ville et le port bâtissent enfin un avenir commun

La ville et le port bâtissent enfin un avenir commun

Une charte vient d’être adoptée pour sceller les relations entre la Ville de Marseille et le grand Port Maritime. Les grands aménageurs partagent désormais une vision commune de l’avenir des quais phocéens. Cette ambition se déclinera de la Joliette à l’Estaque.

Silo et tour CMA CGM. Photo NBDC
Aboutissement de longs  mois de travail et de coopération entre les grandes institphocéennes,la Charte Ville-Poinstaure un processus de travail collectif entre le Grand port Maritime de Marseille, Euroméditerranée, la Ville de Marseille, la Communauté urbaine Marseille Provence Métropôle et Chambre de commerce et d’Industrie de Marseille-Provence.


Signée sous l’égide du Préfet de la région PACA, cette charte a pour vocation d’unir durablement des institutions qui jusqu'à présent privilégiaient une réflexion individuelle.
Opérateurs portuaires et urbains vont devoir travailler main dans la main pour présenter une vitrine de la ville cohérente, homogène où lcar-ferries accosteront à l’aplomb des Terrasses du , où leactivités culturelles, les loisirs et le tourisme ne feront qu’un. 


« Nous voulons créer une ville port à l’image de nombreuses métropoles internationales porteuses de développement économique telles que Shanghai, Hambourg ou Singapour. La Ville-Port joue un rôle central dans le commerce extérieur mondial », commente le Président du Conseil de Surveillance du GPMM, Patrick Daher.


Si Fos cultive sa spécificité industrielle, Marseille conforte sa vocation méditerranéenne avec des lignes régulières desservant le Maghreb et la Corse.


« Du J4 à Arenc, nous allons cultiver la notion de port à passagers. Nous allons vers une porosité croissante avec la ville à travers la création d’une cité portuaire avec de nouvelles surfaces et une zone d’échange accueillante sur la Corse. Les hangars J1 et J0 bénéficieront d'une rénovation alors que sera engagée une réflexion sur le siège du GPMM. 


D’Arenc à la forme 10, le port maintient ses activités industrielles et commerciales. Avec pour ambition de créer du lien avec les villes méditerranéennes en développant les trafics rouliers, la réparation navale de grande plaisance et le terminal à conteneurs. De la forme 10 au tunnel du Rove, les activités concerneront la grande plaisance et le tourisme lié au littoral 
», explique le président du directoire du GPMM, Jean-Claude Terrier.  


Avec le boom de la croisière, le port doit également réfléchir à de nouvelles configurations pour accueillir des paquebots. Les activités connexes de réparation navale poussent inéluctablement le port à remodeler les bassins. A commencer par le réaménagement de la forme 10 et l’élargissement de la passe Nord.


D’un coût de 35 M€, ce projet permettra aux navires de plus de 290 mètres de long d’entrer au port lorsque le Mistral souffle à 25 nœuds. « C’est l’exemple même de ce qu’il faut faire ensemble dans le cadre de la ville-port », souligne Patrick Daher. 


La « charte Ville-Port » n’est pas un aboutissement mais le début d’un processus de renouveau. Les signataires s’engagent à instaurer au plus tôt un travail collectif pour approfondir les réflexions nécessaires et engager les réalisations. Une instance de pilotage et d’animation du projet sera mise en place. ­ ­