Ville de Marseille


Novembre 2012 >

Plan climat territorial : Nouvelle « air » pour Marseille

Plan climat territorial : Nouvelle « air » pour Marseille

Marseille s’est engagée dans un défi environnemental en approuvant en 2008 un Plan Climat Territorial de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de maîtrise de la consommation d’énergie. La Ville veut augmenter la part des énergies renouvelables et s’adapter au changement climatique.

Les marseillais rejettent chaque jour 2 477 000 tonnes de dioxyde de carbone et 7 000 tonnes d’oxyde d’azote. Le ciel bleu azur se charge en particules polluantes émises essentiellement par l’habitat résidentiel et par les transports (*).

Dès 2008, la Cité phocéenne décide de décliner les objectifs nationaux en matière de développement durable à travers un plan climat territorial. 
La commune s’engage alors dans l’objectif des « trois vingt », comme l’explique Bernard Susini, adjoint au maire chargé du développement durable : « D’ici 2020, nous réduirons de 20% les émissions de gaz à effet de serre. Nous augmenterons de 20 % la part de l’efficacité énergétique et nous porterons à 20% l’emploi des énergies renouvelables dans la production d’électricité ». Premier état des lieux en 2009. La Ville réalise une thermographie aérienne afin de déterminer au plus juste les sources de chaleur et d’intervenir sur les zones de déperdition.

« La Ville a auprès des particuliers un devoir d’exemplarité. Nous maîtrisons la consommation énergétique de notre patrimoine immobilier : crèches, hôpitaux, stades… Soixante-neuf écoles, autrefois chauffées au fuel, sont passées au gaz. Nous avons installé des régulateurs de température afin d’adapter la durée de chauffage à l’occupation effective des locaux. L’éclairage public a été modernisé et nous avons déjà placé 2 000 ampoules basse consommation », détaille Bernard Susini.



Une centaine d'actions engagées par la ville­

­­Plan climatPlus d’une centaine d’actions, déjà engagées ou à mettre en œuvre sont consignées dans le Plan Climat Énergie Territorial de la Ville.

Le fort taux d’ensoleillement favorise également l’exploitation de panneaux photovoltaïques.
40 000 m2 de panneaux couvrent les toits des édifices publics. En octobre, EDF Energies Nouvelles a mis en service une ferme solaire sur 29 ­ha à Entressen. Quelques 145 000 panneaux solaires produiront 16 800 Mwh par an, de quoi répondre aux besoins de 7100 habitants.

A Marseille, le soleil et la mer constituent des atouts incontestables pour remplacer les énergies  "fossiles". Dans le quartier d’Euroméditerranée, labellisé Ecocité, une grande boucle de thalasso-thermie chauffera les bâtiments. L’eau de mer à 15°C sera employée pour climatiser des locaux. L’adaptation aux changements climatiques nécessite également de prendre des mesures pour lutter contre les inondations. « Nous avons porté la capacité de bassins de rétention de 3000 m3 en 1995 à 130 000 m3 en 2012 », souligne Bernard Susini. Et l’adjoint au maire de rappeler qu’il convient de modifier nos comportements non seulement en matière de consommation énergétique mais aussi de déplacements.
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D’où une réflexion engagée avec la communauté urbaine pour créer une Zone d’action prioritaire pour l’Air (ZAPA), mesure phare de la loi Grenelle II.


(*) Source Air Paca : Inventaire des émissions PACA 2007.­

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